Lobby & Lobbyists

Etre lobbyisteTo be a lobbyist

Voilà le cri du cœur de Ana Maria GOMES (députée européenne) commentant le départ du Commissaire Mandelson. Par sa réflexion, Ana Maria Gomes pose une question fondamentale sur l’engagement de nos élus, le bon fonctionnement de nos institutions et finalement sur l’avenir du projet européen.

Bruxelles: trop souvent une position d’attente pour revenir sur la scène nationale

Dans notre construction institutionnelle, « la Commission est l’institution politiquement indépendante des gouvernements nationaux et sa mission consiste à représenter et défendre les intérêts de l’Union Européenne dans son ensemble ». Or, trop souvent, la désignation par les États Membres des Commissaires Européens se fait sur des critères ambigus: récompense d’un soutien politique national, éloignement de la scène nationale d’un adversaire politique, offrir une occupation à un « ami » qui se « trouve bien dépourvu l’hiver venu » notamment après un échec à une élection.

Cette situation prévaut aussi dans la constitution des listes pour les européennes par les partis politiques. Certains membres éminents de ces listes tiennent parfois un double langage. Ainsi, je me rappelle de propos peu élogieux émis dans un ascenseur du Parlement par deux élus de premier plan au niveau national sur le rôle du Parlement Européen et sur le projet européen. Ces propos n’auraient, j’en suis sûr, jamais été tenus en « public ».

Ce sentiment d’inefficacité devrait refleurir à l’approche des élections avec le vieux débat sur l’assiduité des députés. La presse va une nouvelle fois relayer cette image du député européen « absentéiste ». En France, le magazine « L’Express » a déjà publié un article sur ce sujet.

Il serait temps d’avoir des élus qui considèrent, sauf circonstances exceptionnelles, le mandat européen en tant que Commissaire ou député non pas comme un mandat de seconde zone ou une position de repli mais comme un vrai mandat à exercer jusqu’à son terme.

Author :
Print